Un nouvel institut africain pour le genre ?

Conférence de l’Union Africaine sur le genre : Me Wade propose un institut panafricain pour femme

La première Conférence de l’Union africaine des ministres chargés de la Femme et du genre s’est ouverte hier à Dakar. Et en présidant ces assises, le chef de l’Etat séngalais, Me Abdoulaye Wade, a plaidé en faveur de la gent féminine au profit de laquelle il propose la création à Dakar d’un institut africain pour défendre leurs droits.

Le président Me Wade a proposé la mise en place d’un institut panafricain chargé de faire des études d’identification des disparités homme-femme. Cette proposition a fait hier à l’ouverture de la première Conférence de l’Union africaine sur le genre, qui prend fin aujourd’hui à Dakar

Le chef de l’Etat précise que les études porteraient sur « tout le continent et déboucheraient sur des analyses comparatives et des propositions de solutions des mesures d’encouragement et même des cartons rouges ». Qui est-ce qui financerait un tel projet ? Me Wade rassure en affirmant tout l’honneur du Sénégal à « abriter un tel institut et de lui fournir des bureaux fonctionnels équipés, ainsi que, bien entendu, une dotation de départ ».

Par ailleurs, Me Abdoulaye Wade soulignera que tous ces efforts entrent dans le cadre de l’appropriation de la Déclaration solennelle des chefs d’Etat de l’Ua pour promouvoir l’équité et l’égalité genre lors de la 3e session ordinaire tenue à Addis Abeba en juillet 2004. Une attitude qui traduit selon lui, une manière de corriger les déséquilibres existants en termes de richesses, de pauvreté, d’exclusion entre autres maux qui lèsent la gent féminine.

Outre le siège que Me Wade compte offrir aux femmes africaines, il a suggéré le suivi de la mise en oeuvre pour « éviter que la Déclaration ne connaissent pas le même sort que les nombreuses autres qui n’ont fait que long feu ».

Le président de l’Ua, Alpha Oumar Konaré, dont la participation a été prévue, s’est fait représenter par la commissaire chargée de Ressources humaines de la science et de la technologie, Mme Nagia Essayed. « L’Ua est consciente de graves violations des droits de femme, au moment où elles reconnaissent les sacrifices de celles-ci restent, même s’il reste beaucoup à faire ». Ce qui justifie leur désir de donner corps et vie à cette proposition sur l’équité.

Entre autres personnalités présentes, il y a eu les premières dames du Sénégal et de la Guinée Conakry, Mme Viviane Wade et Henriette Conté, et les ministres africains de la Femme venus nombreux répondre à l’appel de leur homologue Aïda Mbodj.

***

Source : Wal Fadjri (Dakar) ; Ndèye Awa Lo, 15 Octobre 2005, Publié sur le web le 17 Octobre 2005

http://fr.allafrica.com/stories/200510170042.html

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