Université : laïcité voilée, laïcité couchée

Pour ne pas être dupe de l’instrumentalisation des religions par les
obscurantistes qui veulent faire régresser les droits humains et opprimer
tranquillement leurs coreligionnaires, à commencer par les femmes, voici une
tribune parue dans riposte laïque d’aujourd’hui, concernant le port du voile
à l’université, et bien sur au delà la tentative de faire régresser la
République et les Lumières.
Par Michèle Vianès

Extrait de texte de André Vianès, avocat, enseignant à l’IEP de Lyon.
 
Le blog de Catherine Kintzler invite à tolérer à l’Université les "coiffes religieuses" (reprenons les termes du jugement du Tribunal Administratif de Lyon confirmant qu’une fonctionnaire ne saurait porter en service le foulard islamique) avec divers arguments scolastiques et captieux.

 
On nous épargne la référence au droit européen, vouée à l’échec puisque tout le monde sait enfin que la juridiction européenne a reconnu le droit pour la République Turque d’interdire le voile à l’Université.

 
Mais on nous sert une soupe juridique confuse : "l’école ne serait pas un "service" au même sens qu’une administration" ! L’université "ne relèverait pas de la stricte "instruction publique" mais de la "formation"".
 

L’Université est un service public de la République. Madame Kintzler nous explique qu’une administration est un lieu de "consommation" de droit (?!) ce que n’est pas l’école. Or les services publics de toute nature (justice, état-civil, police, transports, sécurité sociale) participent au lien républicain. Y voir des espaces de simple consommation revient à s’agenouiller devant une conception ultralibérale en vigueur dans l’idéologie reaganienne ou thatchérienne mais, de front, antirépublicaine.

 
Dans la même veine, les droits d’inscriptions réglés par les étudiants en ferait des consommateurs-rois !
 

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