Wal-Mart ou la discrimination à grande échelle

La procédure judiciaire de grande ampleur " class-action " (action de groupe) à l’encontre de Wal-Mart n’a pas été retenue par la Cour Suprême américaine. Le professionnel de la grande distribution aux Etats-Unis est accusé de discrimination à l’encontre des femmes, où plus d’ 1,5 millions d’employées ou ex-employées, depuis 1998, étaient défavorisées par rapport aux hommes en termes de salaires et de promotions. Selon les juges, la plainte déposée en nom collectif n’affiche pas de " preuve significative " que Wal-Mart ait " mis en oeuvre une politique globale de discrimination ".

Le jugement de la Cour Suprême a été rendu lundi 20 juin 2011.
En 2001, Betty Dukes et six employées de Wal-Mart s’attaquaient en justice au géant américain de la grande distribution, qu’elles accusent de discriminations à grande échelle à l’encontre des femmes. En 2007, une cour fédérale les autorisait à mener une "class-action". Autrement dit, à représenter plus d’un million d’employées ou ex-employées, depuis 1998, défavorisées par rapport aux hommes en termes de salaires et de promotions. La promesse d’un procès gigantesque, avec des millards de dollars à la clé.

Mais le procès historique ne se tiendra pas. Saisie par Wal-Mart, la Cour Suprême reprend dans son jugement les arguments développés par la firme lors de l’audience, en mars dernier : rien ne vient établir une stratégie concertée de discrimination fondée sur le sexe.

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Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site Les Nouvelles news ; Droits et libertés

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