Yamoussoukro : bientôt un système pour mieux lutter contre les violences basées sur le genre

Selon une étude menée sur les violences basées sur le genre (VBG) par le ministère de famille, de la femme et des affaires sociales, dans 8 localités des zones CNO, 846 cas de violences sexuelles ont été enregistrés dans les structures sanitaires, entre 2000 et 2007. Sans comptabiliser les cas qui n’ont pu bénéficier de prise en charge dans les structures sanitaires du fait de la honte. Des chiffres qui indiquent que la violence basée sur le genre est un vrai problème en Côte d’ivoire.

Selon une étude menée sur les violences basées sur le genre (VBG) par le ministère de famille, de la femme et des affaires sociales, dans 8 localités des zones CNO, 846 cas de violences sexuelles ont été enregistrés dans les structures sanitaires, entre 2000 et 2007. Sans comptabiliser les cas qui n’ont pu bénéficier de prise en charge dans les structures sanitaires du fait de la honte. Des chiffres qui indiquent que la violence basée sur le genre est un vrai problème en Côte d’ivoire.

Voilà qui justifie l’atelier national, de validation des outils de gestion des cas de violences basés sur le genre (VBG. Qui, à l’initiative de l’UNFPA (Fonds des nations Unis pour la population), se tient depuis lundi matin, dans les locaux de l’Hôtel Résidence de Yamoussoukro.

En effet, comme l’a révélé Dr Henri Essan Amany, coordinateur Projet BAD-JAPON, lors de la cérémonie d’ouverture, les organisations nationale ou internationales qui prennent en charge ces cas de violences évoluent chacune pour son propre compte, avec ses propres outils. Si bien qu’il est difficile pour les décideurs de disposer de statistiques fiables sur ces cas de violences et en assurer une prise en charge holistique.

Cet atelier permettra donc aux principaux acteurs de lutte, de mettre en place un système de référence et contre référence efficace. Lequel implique d’abord, la validation des outils de gestion qui comporte plusieurs volets. A savoir, les volets médical, psychosocial, réinsertion, juridique et judiciaire, plaidoyer et sensibilisation et les TDR des plates-formes de lutte contre les VBG.

Il n’en fallait pas plus, pour que, M. Nassa Dacoury, Préfet de Région qui a procédé à l’ouverture des travaux, assimile sa présence, à la caution que le gouvernement apporte à ce projet de lutte contre les VBG. Qui, a-t-il indiqué constituent des atteintes patents aux droits de l’homme.
Notons que cet atelier de validation s’étendra sur trois jours. Les travaux se dérouleront en commissions et en plénière. Y participent, des représentants des structures publiques (Ministères de la famille, santé publique, défense, intérieur, éducation nationale, justice) et des agences du système des Nations- Unies (UNFPA, ONUCI, PNUD, UNICEF, UNIFEM, OCHA, HCR). Auxquels s’ajoutent des ONG nationales et internationales.

KOFFI KOUAME
Correspondant régional

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Source :
Fraternité Matin

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