4 novembre 2009
Université Laval
Québec (Québec)
G1K 7P4
Tel : 418-656-2131 poste 8930
Forum
« Développement durable », voilà sûrement l’expression la plus en vogue en Occident présentement. Depuis la parution, en 1987, du rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU intitulé Notre avenir à tous, mieux connu sous l’appellation de Rapport Brundtland, ces deux termes soudés font dorénavant partie du lexique courant non seulement des spécialistes de l’environnement mais aussi des médias de tous types, de la publicité, des hommes et des femmes politiques et du public en général. Certes on ne peut que se réjouir des préoccupations éthiques et environnementales des scientifiques pour l’avenir des générations humaines, des espèces vivantes, de la planète terre. Il faut applaudir à la mobilisation des individus (à commencer par les enfants des écoles), des communautés, des entreprises, des gouvernements pour la protection des ressources naturelles, le respect de la biodiversité, le commerce équitable, le recyclage et contre les gaz à effet de serre, la pollution, la surconsommation, au nom du « développement durable ».
On peut cependant s’interroger sur la confusion qui entoure présentement ce vocable polysémique et omniprésent. Non pas pour le rejeter mais pour prendre une distance critique par rapport à lui, notamment en ce qui a trait aux inégalités sociales qui persistent, particulièrement entre les sexes. Pour les féministes oeuvrant au plan local, régional ou international, « développement durable » n’est pas la première injonction sensée transformer fondamentalement le développement. Cependant l’adoption d’une nouvelle terminologie a toujours été, de la part des bailleurs de fonds du développement, associée à des changements dans les priorités et conséquemment dans l’allocation des fonds. Et cela, sans faire disparaître jusqu’à présent les manifestations les plus flagrantes du développement inégal que sont la pauvreté, la violence et l’insécurité, dont les femmes sont les principales victimes dans le monde. Il n’est donc pas étonnant que les débats théoriques et politiques demeurent aussi soutenus et vigoureux entre les féministes de diverses tendances, de différentes régions du monde et de différentes cultures.
Pour sa huitième édition, l’Université féministe d’été vous invite, du 30 mai au 5 juin 2010, à une semaine d’échanges avec des féministes oeuvrant pour l’égalité des sexes et le développement à l’échelle locale, régionale et/ou internationale, dans divers domaines, champs de spécialisation et disciplines. Ce sera l’occasion de préciser les concepts, les méthodes, les pratiques. De parlons-nous au juste ? Quel sens donnent à « développement durable » les féministes qui s’intéressent particulièrement aux questions d’environnement, de milieux de vie, de qualité de vie ? Qu’en pensent les femmes autochtones, par exemple ? Quelles sont les conséquences des violences, des conflits, des migrations sur les femmes et les populations en contexte de développement ? Bref, comment (re)penser le développement pour qu’il corresponde aux valeurs féministes de justice et d’égalité entre les sexes ?
Comme pendant les sept éditions précédentes, ce vaste forum féministe et francophone réunira, pendant une semaine de travail intensif (ponctué de moment festifs !), des féministes oeuvrant au Québec et ailleurs dans différentes disciplines et divers champs de recherche, de militantisme et d’intervention.
L’atmosphère à la fois studieuse et conviviale qui règne à l’Université féministe d’été est particulièrement propice aux échanges.
Sous la forme d’un colloque interdisciplinaire, l’Université féministe d’été est ouverte, sans préalable, à toute personne intéressée.
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Pour en savoir plus et vous inscrire au colloque, vous pouvez consulter le site de l’Université Féministe d’été
Huguette Dagenais, responsable
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