Un récent communiqué de l’ONU du début du mois de novembre avait fait état d’une grave insécurité alimentaire pesant sur 31 pays qui ont besoin d’une aide d’urgence. La FAO avait également insisté sur la situation particulièrement critique en Afrique de l’Est, où 20 millions de personnes nécessitent une aide alimentaire à cause de la sécheresse et des conflits. Le prix des denrées alimentaires n’a cessé d’augmenter dans ces zones. Les productions et récoltes agricoles sont également menacées pour un nombre important de pays (Afrique, Asie) pour les causes déjà évoquées ci-dessus ou en raison de catastrophes naturelles.
En dépit de l’intérêt majeur qui aurait dû être apporté à ce rassemblement, peu de mesures concrètes n’ont donc pu être prises lors du sommet :
"Si nous n’avons pas les dirigeants qui ont autorité sur tous les dossiers, qui peuvent coordonner l’action (...) je pense que nous passons à côté du problème, nous réduisons la question à sa dimension purement technique, alors qu’elle a une dimension économique, sociale, financière, je dirais même culturelle", a assuré M. Jacques Diouf, directeur général de la FAO. Car, a-t-il dit, "les problèmes de l’agriculture dépassent les ministres de l’Agriculture".
Toutefois, M. Diouf a indiqué que le Sommet a débouché sur quatre engagements importants, dont l’un est "L’engagement ferme de redoubler d’efforts pour atteindre le premier des Objectifs du Millénaire pour le développement consistant à réduire de moitié la faim dans le monde d’ici à 2015 et à l’éradiquer le plus vite possible."
Les ONG ont quant à elles déplorées que le document final ne contienne aucun engagement chiffré, ni de date butoir pour parvenir à améliorer la situation.
***
Sources : Adéquation AFP