Les femmes en quête de paix en Papouasie Nouvelle-Guinée

samedi 29 mai 2010

L’AWID consacre un dossier au cas des femmes de la province de Simbu en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elles luttent avec le soutien d’ONG pour mettre fin à la violence endémique provoquée par des guerres tribales et invoquent les droits humains pour que les auteurs de cette violence soient traduits en justice.

Violence endémique en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Plusieurs pays, récemment touchés par des catastrophes naturelles, ont fait les grands titres de la presse et l’objet de gestes de solidarité ; par contre, ceux qui connaissent une violence ou des conflits permanents ou intermittents tombent souvent aux oubliettes et le public ignore ou s’accoutume à leur situation. Tel est le cas de la Papouasie Nouvelle Guinée, pays du Pacifique de 7 millions d’habitants qui connaît des conflits tribaux [1] depuis des décennies, exacerbés par l’arrivée d’armes et de matériels sophistiqués. Le gouvernement et les forces de police de ce pays ont jusqu’ici été incapables de garantir la sécurité des habitants.
La violence entre tribus en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) est endémique et porte sur les terres, les ressources naturelles, les femmes, les croyances religieuses ainsi que sur les insultes perçues ou réelles. La plupart des sociétés traditionnelles se situent dans des zones rurales car 18 % seulement de la population de la PNG habite les villes principales. Il existe au moins 850 sociétés tribales dans le pays qui vivent pauvrement de la terre. A certains endroits, le chômage atteint 80 %. L’exploitation minière produit également des revenus et les droits sur la production minière sont souvent l’objet de conflits.
En avril 2009, un conflit opposant 13 tribus qui revendiquaient une carrière de gravier sablonneux a mis fin à une période de neuf ans de paix dans les hauts plateaux de la province de Simbu en PNG. Durant ces neuf années, de grandes quantités d’armes ont été importées dans la région ce qui explique que cette dernière poussée de violence ait été plus mortelle que jamais. Les efforts tenaces pour maintenir la paix moyennant la construction d’infrastructures, la création d’emplois et l’établissement de relations entre les tribus ont été gommés en quelques mois par le pillage et la destruction.
La paix promue par les femmes se désagrège
L’avocate des droits des femmes, Mary Kini, originaire de la vallée de Simbu, travaille de façon solidaire depuis 1999 avec des femmes d’autres tribus de la province dans le cadre d’un mouvement appelé Kup Women for Peace (KWP) dans le but de Downim heavy belong all mama (atténuer la peine des mères). Kini et d’autres femmes de tribus « ennemies » à Kup, sous-district de 18 000 personnes dans la province de Simbu, courent le risque d’être assassinées pour le fait de collaborer, ce qui est interdit aux personnes appartenant aux tribus en conflit, pour tenter de mettre fin aux cycles de violence et de garantir des élections libres, justes et pacifiques dans plusieurs zones de la province.

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Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’intégralité de l’article sur le site AWID

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