En finir avec les mutilations génitales féminines

A l’occasion de la Journée de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF), le 6 février 2008, plus de 150 représentants des organisations internationales, de la société civile, des missions diplomatiques et des autorités genevoises se sont réunis pour traiter de la question des mutilations génitales féminines. Toutes les 10 secondes, quelque part dans le monde, une petite fille est victime d’une mutilation génitale. Trois millions de filles sont excisées chaque année.

Déterminée à traiter résolument cette question, l’Union interparlementaire (UIP), le Département des Institutions de l’Etat de Genève, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des filles (CIAF) ont décidé d’unir leurs efforts.

Entre 100 et 140 millions de femmes - la plupart dans 28 pays africains et parmi les immigrantes vivant en Australie, au Canada, en Europe, en Nouvelle Zélande et aux Etats-Unis - auraient subi des mutilations génitales. Cette pratique ancestrale qui, contrairement à la croyance populaire, n’est encouragée par aucune religion, expose les
petites filles et les femmes à des risques irréversibles pour la santé, notamment
au moment de la grossesse, et peut constituer un risque pour la santé des mères et celle de leurs bébés.


Le rapport traite des problématiques suivantes :

- Sensibiliser les responsables politiques à la question des MGF ;
- Les MGF : une atteinte à la dignité humaine ;
- Les MGF dans le contexte de la migration ;
- Réseaux sans frontières pour combattre les MGF ;
- La volonté politique et l’action indispensables ;
- Les MGF comme acte de torture ;
- Une mutilation sans fondement culturel ;
- 3 millions de filles en danger tous les ans ;
- Le droit à l’éducation ;
- Pour lutter contre les MGF : dissiper le mythe ;
- La non-staticité des normes, de la tradition et de la culture ;
- Les MGF comme obstacle à l’intégration sociale des femmes immigrées ;
- Bonnes pratiques au niveau national et international ;
- Contre la normalité et la normalisation des MGF.

Pour consulter le rapport, veuillez le télécharger.

En finir avec les mutilations génitales féminines

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Pour en savoir plus :

Mutilations Génitales Féminines et Excision : plaidoyer pour une tolérance zéro en Guinée

Abandon des MGF par l’usage citoyen des TIC par les jeunes

Conférence "Mutilations sexuelles féminines : la France en actions"

Les jeunes au cœur de l’abandon des MGF

Les mutilations sexuelles féminies - Prévenir, dépister, prendre en charge

Cameroun : Aucune loi pour protéger les femmes des mutilations génitales

Mutilations génitales féminines et droits humains en Afrique

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