Indice Africain d’équité

Le rapport de la rencontre qui a lancé l’initiative de l’Indice Africain d’Equité date de 2002, mais il est toujours d’actualité. Un projet de la Commission Economique pour l’Afrique.

Depuis Beijing+5, la Communauté internationale, les pouvoirs publics et les organisations de la société civile évaluent l’efficacité et l’impact à long terme des réunions sur la promotion de la femme aux niveaux mondial et régional, en termes de coût et de fréquence. Plus de vingt-cinq ans après Mexico et de cinq ans après Beijing, il est clair que l’objectif global du processus pour le "Développement, l’égalité entre les sexes et la paix" n’a pas encore été atteint. La pauvreté s’aggrave et se féminise encore davantage. Les femmes constituent 70% de la population pauvre dans le monde, notamment en Afrique. Les taux de mortalité maternelle sur le continent ne cessent d’augmenter (80 à 100 décès pour 1000 naissances) en raison des difficultés d’accès à des soins de santé appropriés, de conditions de vie difficile et une charge de travail harassante. La violence domestique et les actes de violence à l’encontre des femmes sont aussi en augmentation, notamment dans les pays en situation en conflit. Malgré des avancées récentes, les inégalités entre les sexes dans les domaines des droits fondamentaux, des ressources et des possibilités économiques restent profondément ancrées dans le monde entier.

Au fil des ans, il est apparu clairement que la pérennisation de la marginalisation des femmes tient notamment au fait que les questions de genre n’ont pas été entièrement ou systématiquement prises en compte dans le cadre des processus de formulation et de mise en œuvre des politiques et des programmes nationaux. En outre, les contributions des femmes n’ont pas non plus été incluses dans les systèmes de comptabilité nationale. En conséquence, les femmes ont tendance à être exclues du processus général.

L’Assemblée générale des Nations Unies a donné mandat à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), ainsi qu’aux autres commissions régionales d’entreprendre en collaboration avec les Etats membres, des évaluations périodiques de la mise en œuvre des programmes d’action pour la promotion de la femme aux niveaux mondial et régional et de faire rapport sur les progrès accomplis.

Sous les auspices de la CEA, l’Afrique s’est efforcée d’intégrer les mécanismes globaux de sensibilisation, de suivi et d’évaluation, en organisant des conférences régionales périodiques sur les femmes (Nouakchott - 1977, Lusaka - 1979, Arusha - 1984, Abuja - 1989, Dakar - 1994 et Addis-Abeba - 1999). Grâce à ces réunions régionales et internationales, les femmes ont pu procéder à un examen systématique des politiques et stratégies nationales en fonction des objectifs respectifs des programmes d’action. Il a également été possible d’introduire et d’entreprendre une analyse sexospécifique de questions liées à la pauvreté, l’agriculture, le rétablissement de la paix, le commerce, le transport, l’industrialisation, la mondialisation, etc.

Gros point faible de ces processus mondiaux et régionaux, ils souffrent d’un préjugé sexiste et sont considérés comme des manifestations de "femmes". Les conférences ne peuvent en outre assurer à elles seules un suivi efficace sur le terrain. Pour garantir un tel suivi, il faudrait instaurer une étroite collaboration avec les pouvoirs publics nationaux et les ONG qui, du fait de leur proximité, sont mieux placés pour suivre et évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des programmes d’action aux niveaux régional et mondial. Il convient en outre, de rassembler des données sur les différentes expériences en cours sur le continent et de diffuser par la suite les meilleures pratiques pour la promotion de la femme en Afrique.

Pour rendre le mécanisme de suivi plus efficace, le Centre africain pour l’équité en genre et le développement de la CEA (ACGD) élabore un indice africain d’équité en genre et de développement qui sera présenté dans le rapport des femmes africaines 2002/2003. Ce rapport est un important instrument qui permettra d’informer les processus, aux niveaux régional et mondial, de la situation et du statut des femmes africaines.

Pour télécharger les chapitre de ce document, allez sur http://www.uneca.org/fr/acgd/fr/800...

P.-S.

CEA

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