La Déclaration de Paris : points de vue de femmes

La Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide était au cœur de nombreuses discussions pendant le Forum d’Awid. Points de vue de femmes africaines sur ce nouvel engagement des Etats.

Espace de choix pour la concertation des femmes, particulièrement pour les francophones, le Forum d’Awid a consacré un caucus de taille sur la Déclaration de Paris. Il s’agissait de prolonger la réflexion entamée au Forum d’Accra sur l’efficacité de l’aide, en septembre dernier, où les femmes francophones étaient représentées. La discussion portait principalement sur les nouvelles modalités de l’aide introduites par cette déclaration, leur implication et leur appropriation dans le contexte francophone, les éventuels processus de mise en oeuvre, le tout en tenant compte de la dimension genre. De nombreuses femmes ont exprimé leur point de vue pendant le caucus. Mme Annie Matundu (WILPF, République démocratique du Congo) a, par exemple, abordé les lacunes et les progrès apportés par la Déclaration de Paris dans le domaine du genre.

Avis contrastés
Mme Mangassouba Nanfadiba, militante guinéenne qui a participé à différentes discussions autour de cette thématique, estime que la Déclaration de Paris est malgré tout quelque chose de positif pour les ONG africaines en général, et les ONG féminines en particulier. Elle considère qu’en impliquant directement ces ONG, la déclaration participe à la simplification des mécanismes de l’aide (accès plus facile, moins de relais...), à la réduction des risques d’évaporation (études et processus souvent inutiles qui absorbent beaucoup d’argent et de temps) et fait gagner du temps. Elle encourage ainsi les organisations de la société civile à mieux s’investir et à mieux contribuer au développement concret et durable de leur pays. Pour Adelina Freirs Gonzalo de l’OMCV (Cap Vert), les femmes, qui subissent souvent et en premier lieu, les conséquences des manquements et échecs de cette aide, doivent être encore davantage impliquées voire bénéficier d’un traitement particulier dans ces nouvelles donnes. Pour l’Ivoirienne Eugénie Konana (Wildaf) et la Mauritanienne Khadijetou Cheikh (SOS Défi), ce qui manque désormais c’est une plus rapide et meilleure application aussi bien de la part des bailleurs que de la part des gouvernements.

Fatma Mint Elkory – Mauritanie

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