Observatoire : quels motifs ?

Quelle pertinence pour un Observatoire Genre pour le développement ?

Tel est l’objectif que se fixe ce forum : discuter, échanger, pays par pays, domaine par domaine, collège par collège, de l’opportunité d’un tel projet. Inspirez-vous librement des quelques questions posées ici et retrouvez les premières contributions à cet ouvrage. A votre plume !

Ce forum a pour ambition d’enquêter plus en profondeur sur la pertinence de la création d’un Observatoire Genre pour le développement. Des actions ont d’ores-et-déjà été identifiées, des questions restent à explorer, des études à mener.

Par exemple, que vous soyez une Osi ou une institution, pourriez-vous répondre à ces quelques questions relatives à vos programmes ou initiatives.
Quelle stratégie globale ? Quelles sont vos actions concrètes en la matière ? Quel domaine (éducation, santé, urbanisme...) cela concerne-t-il ? Quelle méthode ? Quelle approche avec le-s partenaire-s du Sud ? du Nord ? Quels bilans/retours ? Quel écho dans votre structure ? Quelle stratégie interne (formations, séminaires...) ?

Si vous êtes chercheur-e, consultant-e, expert-e en genre, quelles études, recherches spécifiques souhaiteriez vous mener ? au niveau local, régional, continental ?

Plus généralement, comment orienter les débats sur le financement du développement pour qu’ils intègrent la dimension genre ? Concrètement, en tant que bailleur, quelle est votre stratégie à long terme ? quel bilan ?

Tous collèges confondus, sur quelles activités précises pourriez-vous vous engager ? Parmi les activités envisagées :

- Identification des contenus du secteur du développement à analyser : campagnes, appels d’offres, formations, études, colloques, plans d’action, sommets… ;
- Etudes des résistances, des facteurs de blocages, des obstacles, structurels, idéologiques, financiers en France et dans les cinq autres pays, bilan des pratiques organisationnelles en France ;
- Définition conjointe et contextualisée de l’identité de genre : non adéquation entre sexe et genre, inclusion de l’évolution des statuts des hommes ;
- Elaboration (conjointe) d’un outil de diagnostic pour étudier la prise en compte de l’approche genre chez les acteurs français du développement, à tous les niveaux (pratiques, politique, personnel et dirigeants bénévoles, …) ;
- Création d’un contre-argumentaire sur les clichés liés au genre ("vulgariser" l’approche genre pour dépasser les idées reçues) : l’activité de terrain inclurait de facto le genre sans que ce soit verbalisé, ce serait le rôle des partenaires du Sud, ce serait une arme instrumentalisée par les institutions…
- Mise en place d’indicateurs de suivi des processus d’intégration du genre dans les politiques ;
- Organisation de formations de renforcement à la prise en compte du genre dans chaque pays pilote, à raison de deux par an ;
- Repérage des mécanismes existants au Sud (pratiques, méthodologies, indicateurs, analyses), analyse de leur fonctionnement, étude de leurs moyens, et présentation aux pouvoirs publics et Osi du Nord ;
- Identification et analyse dans chaque pays pilote des bonnes pratiques, dans tous les domaines ;
- Mise en place des outils sur échantillon multi-collège (organisations de développement, acteurs institutionnels, bailleurs, chercheurs, communicateurs) et ajustement ;
- Mise à disposition de boîtes à outils didactiques, évaluation, ajustement ;
- Organisation de rencontres spécifiques (ateliers, séminaires, colloques) pour mise en commun des pratiques, démarches, outils, méthodologies, à raison de deux par an dans chaque pays pilote, avec l’éventuelle invitation de représentants des autres pays concernés par l’étude.
Voyez-vous d’autres activités ?

A votre plume !

Dans la même rubrique :

16 Messages

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 23/08/05 à 09:52 , par cvouhe@wanadoo.fr

    Je réagis à cette proposition en tant qu’ex-coordinatrice de ce Réseau, "travailleuse" sur le genre et membre actif de ce Réseau.

    Bon, j’ai aussi contribué à l’idée de l’observatoire, normal que je le défende me direz-vous ! Je souhaite néanmoins revenir sur la réelle nécessité de ce projet d’observatoire, qui, à mon avis, ne pourra que nous aider à atteindre les objectifs du réseau tels que définis à sa création.

    Ce projet, jugé "pharanoesque" par certains, ne sort pas de nos cerveaux ex-nihilo. Depuis le lancement du réseau en 2002, nous avons réussi à planter des graines d’initiatives. Maintenant pour avoir un impact, il faut voir plus grand, et ça nécessite des ressources. On a reçu des réponses très positives du sud, avec des pays qui veulent participer. Côté des OSI en France, il y a maintenant un noyau qui peut commencer à bouger. C’est le moment d’y aller, sinon ce réseau Genre en Action va commencer à végéter entre le site, certes tout à fait utile, et des actions ponctuelles.
    Ce n’est pas la première fois que le Ministère des Affaires Etrangères essaie de lancer une réflexion sur le genre et l’égalité des sexes, mais je pense que c’est la première fois qu’une réelle dynamique est enclenchée. Il faut continuer dans ce sens. Or, une chose est évidente pour moi. La prise en compte du genre en France – et le Réseau et son projet d’observatoire par effet de ricochet - manque de ressources humaines, de fonds et de soutien politique. Les trois « besoins » sont liés.

    1/ Des ressources humaines

    Côté ressources humaines, il est clair que ce réseau ne peut plus avancer en ne comptant que sur les apports gracieux de personnes engagées ... quand à celles qui ne le sont pas encore, que faut-il espérer ? C’est un lieu commun de penser que des thèmes revendicatifs, comme celui de l’égalité des sexes, peut être porté dans le long terme par des militant-es. Sauf que, en matière de genre, il ne s’agit pas que de militantisme. Il y va, au Nord et au Sud, de la durabilité du développement, du respect des Droits Humains, de la mise en place de la démocratie etc. Comment et surtout, pourquoi, des militantes du droits des femmes devraient-elles porter seules cela, bénévolement ? Dans les institutions publiques et OSI, un nombre infime d’heures est attribué à cette question. Je pense qu’il est indispensable de faire un bilan là-dessus. Quelles organisations d’aide au développement ont des « postes » genre, de combien de temps - et de ressources - disposent les personnes chargées du « genre » pour ce travail, quels sont leurs compétences et leur mandat ? Je ne parle pas exclusivement ici de personnes chargées de la mise en place de la parité, mais de l’intégration transversale du genre dans les politiques et les programmes, de la conception à l’évaluation.

    2/ Des moyens

    Le Réseau – et les organisations qui souhaitent travailler sur le genre et les droits des femmes en général - manquent de fonds - justement pour faire du travail de fond, avec un vrai suivi, une vraie démarche. Depuis toujours, on raisonne sur ce thème en termes de « Projet pour les femmes » … et souvent de « petit » projet. Le terme « micro » est souvent associé à ces projets, ce qui en dit long. Le Réseau a besoin de fonds pour son observatoire, mais il a besoin aussi de ressources humaines pour les chercher, pour les gérer et les dépenser. Ce ne sont pas les idées qui manquent, encore faut-il avoir les moyens de ces ambitions. Pas de fonds, pas de main d’œuvre, pas d’activités, pas de résultats, pas de fonds etc. Le cercle vicieux est en place.

    Pour le moment, le MAE est la seule source de financement du projet. A nous d’en dégager d’autres. Le Réseau n’étant ni une ONG ni un institut de recherche, nous ne sommes pas en concurrence avec nos membres. Nous devons donc trouver des façons de syndiquer nos efforts pour des retombées positives sur les membres. Je pense sincèrement que le MAE devrait nous soutenir pour nous aider à trouver d’autres sources de financement. Sans un soutien politique de cette institution fondatrice, il est fort probable que les autres partenaires soient « en retenue ».

    Pour le moment, le MAE est en pleine réorganisation. Nous ne savons pas encore ce qui va advenir du poste et de la responsabilité pour le « genre ». Espérons que le poste genre ne fera pas les frais du remaniement.

    Côté fonds publics pour l’aide au développement, on nous dit sans cesse qu’ils sont en baisse, mais il y a aussi des échos de sommes rondelettes allouées, y compris aux OSI. Rumeurs ? Cachotteries ? C’est à ne rien y comprendre ! En tous les cas, une quelconque réduction dans les budgets alloués au genre nous ramènera tout de suite à moins zéro, vu le peu qui a été attribué au genre jusqu’à présent.

    Enorme décalage s’il en est entre les moyens mis en œuvre et le discours national et international sur la féminisation de la pauvreté, la surinfection des femmes au VIH, la fracture numérique de genre, la place centrale du développement des femmes dans l’atteinte des OMD etc.).

    On ne soigne pas le cancer avec du sparadrap (Naila Kabeer !). Et pourtant, en France, il est clair que par rapport à ce que d’autres pays investissent pour l’égalité entre les sexes, nos budgets actuels sont proprement ridicules !

    Or, si on veut que le réseau ait un impact sud/nord - objectif central du réseau et de l’observatoire) il faut qu’on se donne les moyens de faire intervenir le sud véritablement. Le projet d’observatoire est un projet de recherche-action : on sait ce que l’on veut obtenir mais pas encore comment on va y arriver. C’est normal, car contrairement à ce que l’on enseigne de plus en plus dans les salles de cours consacrés au développement, le changement ne rentre pas nettement dans un cadre logique ! La réflexion que nous souhaitons mener demande des moyens. Et nous devons bien nous rendre à l’évidence que pour le moment, avec ce projet, nous sommes dans un cadre peu porteur : un financement annuel, aucune certitude sur les fonds futurs, engagement politique opaque, partenaires encore dubitatifs.

    3/ Engagement politique

    Côté français, il nous faut absolument faire un état des lieux sur la question, que les OSI et les instances publiques partagent leur vision et leurs stratégies. Le Réseau doit être un mécanisme de veille sur le genre – un de ces objectifs de départ – mais les institutions engagées dans le développement n’aiment guère qu’on leur pose des questions à ce sujet. Comment être le mécanisme de veille que le réseau est censé être sans poser de questions ?

    Au-delà du fait que ces organisations sont peut-être mal à l’aise ou réticentes face à la question du genre, sans doute existe-t-il d’autres facteurs qui créent cette situation de retenue : une certaine habitude française du « chacun fait ce qui lui plait », une gouvernance de surface (y compris dans la société civile), une transparence toute relative (notamment quant il s’agit des fonds reçus et alloués), le tout sur fond de paternalisme ordinaire …
    Voilà quelques réflexions que je vous livre … merci de me contredire !

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 27/08/05 à 15:17 , par Top Arame

    Un observatoire du genre pourrait avoir une mission de veille et d’aide à l’intégration de la problématique homme/femme dans les politiques de développement.
    Aujourd’hui tous les partenaires au développement reconnaissent que l’echec des politiques antérieures découle en partie à la non prise compte de la dimension genre dans les interventions.
    Actuellement presque tous les bailleurs de fonds veuleut l’intégrer dans leurs interventions. Mais le problème est que tout le monde parle de genre sans vraiment savoir ce que c’est. Certains pensent que le genre s’occupe uniquement de la femme, d’autres vont plus loin et affirment que la femme veut dominer l’homme, certains religieux pensent que c’est la remise en cause de l’islam...
    Dés lors la mission de l’observatoire consistera à mettre en oeuvre des programmes de renforcement de capacité des décideurs institutionneles et politiques mais aussi des organisations de base (OP, clcop, collectités locales, ocb...)et de veiller à ce que ces programmes prennent en compte les préoccupations des communautés où ils sont exécutés ; et enfin à veiller à ce que les outils du genre soient utilisés par les différents intervenants du développement pour une intégration effective.
    L’observatoire pourrait se doter d’un système de suivi évaluation participatif pour définir et vérifier les indicateurs du genre avec les populations bénéficiaires.

    • > Observatoire : quels motifs ? Le 04/10/05 à 12:15 , par top.arame@prodam2.net

      Je reviens ici pour vous informer que je suis sénégalaise et que je m’inscris au 1er collège.
      Je suis responsable genre et promotion féminine dans le Projet de développement Agricole dans la région de Matam, région, nouvellement créée. Je suis chargée de promouvoir les femmes et des jeunes dans les interventions du projet. Dans le cadre du programme de renforcement de capacités de son personnel et des services partenaires, le PRODAM II avait organisé un séminaire de formation sur genre et développement. Ce séminaire avait réuni pratiquement tous les partenaires au développement dans la région de Matam (direction régionale de l’agriculture, service de l’élevage, le conseil agricole et rural, la Société d’aménagement et d’exploitation du Delta( SAED), le service de l’hydraulique, l’ expansion rurale, le service régional de la famille, l’inspection régionale de la jeunesse...). Au terme de la formation les participants avaient émis le voeu de mettre sur pied un comité de suivi du genre dans la région de Matam. Le comité s’est réuni en début septembre et projette de lancer au niveau régional un observatoire en genre. Une journée de réflexion sera convoquée dans les prochains jours pour réflichir sur les missions de l’observatoire. Je vous tiendrais au courant de l’évolution de cet observatoire.

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 03/09/05 à 18:53 , par bb_oran2004@yahoo.fr

    Bonjour
    En tant que chercheuse/consultante, et après 5 séjours en algérie (j’ai aussi des "terrains" en France), j’aimerais ouvrir 2 questionnements sur cette liste (je les ai aussi ouverts avec 2 personnes-partenaires en algérie), si des personnes avaient envie d’échanger sur les m^mes sujets, à savoir :
    1°) Comment parler,argumenter,"plaidoyer",agir,
    sur une approche de genre, dans des pays de culture musulmane (pour nous l’algérie) ? Les contextes sociétaux et culturels n’étant pas les mêmes , nous faisons le pari qu’il faut nous poser cette question si nous voulons être "entendu-e-s" par une certaine partie de la société à laquelle nous nous adressons, et une partie qui ne se résume pas aux 10% (sommes- nous déjà trop optimistes ?) acquis à ces concepts et aux objectifs dont est porteuse l’approche de genre.
    2°) Quelle place faire aux hommes ?
    Pour moi, l’approche de genre ne gagnera en capacité d’extension, et donc en efficacité, que si une partie la plus importante possible de la société considérée, s’en fait la défenderesse et se l’approprie ; de plus, c’est un des apports fondamentaux de l’approche genre que celle de venir questionner les deux sexes/genres et pas seulement les inégalités que subissent les femmes ;la question de faire sortir l’approche de genre de "la question femmes" peut alors être un des objectifs à poursuivre ; non seulement, nous devons travailler en direction du petit pourcentage d’hommes ouvert à cette thématique, mais nous devons aussi travailler à aller dans le sens d’analyses et d’actions qui concernent effectivement les deux sexes/genres ; la masculinité et la virilité sont également des constructions sociales ; un certain nombre de personnes du genre masculin, pas trop "à l’aise" dans ces constructions, pourraient ainsi venir augmenter le nombre des "défenseurs" d’une analyse de genre, "en leur nom" propre. Enfin, dernière catégorie d’hommes avec lesquels "travailler" : ceux qui sont les maris, les pères, les frères... des femmes que nous accompagnons dans un certain nombre d’actions d’égalité. Si nous étions d’accord sur ces principes, ou alors avec celles et ceux qui partagent quelque peu ces pré-supposés, nous pourrions alors commencer à nous demander "comment le faire ?".
    Un "état des lieux" de ce qui existe déjà sur ces 2 questionnements pourrait être collecté par l’intermédiaire de ce nouvel "Observatoire", justement.

    Avec ces propositions, je réponds et je m’inscris dans plusieurs des items qui sont listés plus loin dans votre texte : études des facteurs de blocage et résistances (mais on pourrait identifier aussi, en parallèle, ce sur quoi s’appuyer vu la société considérée, et à l’intérieur de cette société , comment intervenir selon les groupes sociaux auquels nous nous adressons) - définition et contextualisation des identités de genre (côté femmes et côté hommes, là aussi, selon le groupe social, l’âge...etc) - évolution des statuts des hommes - "vulgarisation" de l’approche de genre - mise en commun des analyses, pratiques, outils, méthodologies, pour le principal.

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 06/09/05 à 15:46 , par Ababacar DIOP - Jonction - Sénégal

    Bonjour,

    Fédérer les actions sur le terrain et évaluer

    Cette proposition de mise sur pied d’un Observatoire "Genre et développement" me semble opportun car permettant de fédérer les différentes actions sur le terrain et procéder à une évaluation et permettrait de ce fait à des échanges d’expériences.

    Le collège auquel nous nous proposons de faire partir est le 1 " Les organisations de développement du Nord et du Sud (solidarité internationale (Nord), Osim (Nord/Sud), les organisations de femmes (Nord et Sud), les syndicats et mouvements sociaux (Nord et Sud) : ils s’impliqueront dans l’analyse stratégique de documents pertinents dans leurs contextes (campagnes, budgets, programmes, plans d’action, actions de formation, plaidoyers, échanges transnationaux…) et participeront, si nécessaire, à la création collégiale d’outils-diagnostics pour renforcer la dimension genre dans leurs actions ".

    Je vous propose d’ajouter le Bénin parmi les pays pilotes car il y a plusieurs organisations qui évolue dans le domaine du Genre.

    J’en profite pour vous informer de la tenue d’un Symposium Francophone sur le Renforcement des Capacités des Organisations de Jeunesse à la Promotion de l’Approche Genre qui se tiendra du 19 au 24 septembre 2005 à Porto-Novo au Bénin. Ce symposium est financé par l ’Agence Intergouvernemental de la Francophonie dans le cadre de son Programme de Mobilité des Jeunes. Je suis invité au Symposium pour faire une communication sur le thème : Code de la famille sénégalais et Genre. Se serait formidable si vous pouviez être présent au symposium, ce qui permettrait de prendre contact avec des organisations de la sous-région Ouest-africaine qui y seront présentes ou représentées.

    Cordialement

    Ababacar DIOP
    Jonction
    Sénégal

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 06/09/05 à 15:47 , par Niang Aissatou - Sénégal

    Bonjour,

    Concrétiser par la concertation entre plusieurs pays

    Après avoir magnifié l’idée de ce projet mes commentaires porteront sur deux points : le contenu et la procédure à adopter.

    D’abord quant au contenu. Comme vous l’avez si bien constaté, beaucoup d’engagements pris par des pays durant des conférences sont très rarement suivis d’une bonne ou complète application. D’où l’intérêt effectif de cet observatoire.

    Le choix a priori du Sénégal parmi ces six pays pilotes constitue un excellent choix. Le Sénégal pourrait certainement constituer aujourd’hui un pays de référence par sa volonté de prendre en compte les considérations géo-politiques qui peuvent constituer un frein au développement économique d’un pays.

    Des forums sur le genre sont souvent organisés certes, mais son application n’est certainement pas la meilleure.

    L’accès des femmes aux ressources économiques et sociales, à la terre, l’augmentation du nombre de femmes dans les services militaires ou d’autres services techniques, sont autant de sujet en phase d’expérimentation qui prouve l’effort des acteurs de développement sociaux et institutionnels à considérer le genre comme facteur déterminant de développement.

    A cet effet, je pense que le Sénégal pourrait certainement répondre aux critères de cette expérimentation.

    Quant à la procédure à adopter. Cet objectif d’obtenir une concrétisation de ce concept par la concertation entre plusieurs pays est certainement la meilleure. A cet effet je m’inscris au collège 1.

    Parmi les activités à entreprendre j’attire l’attention sur l’importance de formations de sensibilisation répétée pour une meilleure prise en compte du genre par tous. Egalement une capitalisation des échanges et concrétisations.

    Je me limite à ces commentaires et me réjouis de mon adhésion à cette assocation.

    Niang Aissatou - Sénégal

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 06/09/05 à 15:49 , par Yamba Elie Ouédraogo - IAVS - Burkina Faso

    Un enjeu pour l’Afrique

    Bonjour Madame,

    Merci de votre très prompte réaction. Comme il est question du Genre, je voudrais d’abord vous dire que je suis "un genre" Monsieur...

    En ce moment, je coordonne l’équipe de recherche de l’Institut d’Applications et de Vulgarisation en Sciences (IAVS). Nos activités de recherche se focalisent sur la double problématique :
    - Dynamiques sociales et développement
    - Energie et environnement. C’est dans le cadre du premier point que j’ai produit l’article que vous avez bien voulu mettre sur votre site, merci encore. Notre équipe se compose de trois hommes et de trois dames (cette composition est venue comme ça, mais je me réjouis de constater après coup que nous avons respecté l’impératif Genre.)

    La vérité, c’est que, plus que vous, nous avons besoin de réussir le projet et le choix du Genre en Afrique. Avec le temps, nous aurons l’occasion de nous expliquer là-dessus, c’est très sérieux pour l’avenir de nos populations. A six, nous avons déjà eu l’occasion d’échanger sur votre initiative, l’Observatoire. L’équipe me demande de vous transmettre que nous sommes partants pour le Collège n° 2. Nous voulons avoir l’occasion d’approfondir nos recherches sur le Genre en Afrique, et à partir des réflexions, nous en viendrons à la pratique qu’il convient de mettre en oeuvre pour avancer dans le sens du développement. Si vous avez des conseils à nous donner ou des propositions à nous faire, je serais heureux de vous relire là-dessus. Je précise que notre équipe est composée de sociologues, de journalistes, et d’un expert en environnement. Nous avons tous ou presque fréquenté votre pays pour les dernières années de nos études universitaires.

    Pour mon roman, des amis de Paris et de Montpellier m’ont dit qu’il se trouve à la FNAC, vous pourriez le découvrir en attendant que nous puissions faire aboutir ensemble l’étude de certains thèmes sur le Genre, tels que vous auriez voulu en avoir pour Genre en Action. Cela ne m’empêchera pas de vous en donner un résumé pour vos lecteurs.

    En attendant de vos nouvelles, je vous réitère mes salutations distinguées ainsi que celles de mes collaborateurs.

    Yamba Elie Ouédraogo - IAVS - Burkina Faso

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 06/09/05 à 15:50 , par Houria Alami Mchichi - Maroc

    Faire émerger les contradictions

    Bonjour,

    Je pense que l’idée est excellente. Au Maroc, l’idée existe aussi, mais pour l’instant, elle rencontre quelques difficultés dans la mise en oeuvre. J’appartiens moi-même à un groupe initiateur de ce projet. Nous avons durant une année discuté et planifié quelques tâches. Concrètement l’observatoire n’a pas encore d’existence effective, mais le groupe à l’origine du projet a déjà réalisé un ouvrage dont l’objectif était de faire le bilan des évolutions de genre de la dernière décennie sur certaines questions qui ont particulièrement mobilisé l’opinion publique : le code de la famille bien sûr, mais aussi les droits politiques et certains droits sociaux comme l’éducation, la santé et la participation économique. (titre : féminin-masculin. La marche vers l’égalité : 1993-2003, publié par la fondation F. Ebert, 2004).

    Je pense que le choix du Maroc est tout à fait judicieux, compte-tenu des dynamiques à l’oeuvre, mais aussi des contradictions qui semblent perturber le système. Je pense évidemment au poids de l’islamisme politique. Des questions importantes se posent et sont d’ailleurs posées pour savoir si ce mouvement est dans sa globalité régressif ou si, à l’intérieur de la revendication, on peut lire une certaine forme de féminisme et quelles en sont les conséquences sur les relations genre. C’est un vaste et très intéressant débat.

    J’espère que le projet prendra corps et que nous pourrons faire avancer la réflexion ensemble dans ce qui nous unit mais aussi compte tenu de nos différences.

    La répartition des groupes est certainement judicieuse. Elle reste à discuter peut-être pour éviter les cloisonnements. Par exemple, je suis moi-même chercheure et militante associative...

    J’espère que mes réactions, bien que tardives en ce moment de grandes vacances, pourront être pris en considération.

    Cordialement,
    A bientôt,

    Houria Alami Mchichi - Maroc

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 06/09/05 à 15:51 , par Mireille Rabenoro - Focus Development Association - Madagascar

    Stimuler le changement pour avancer

    Bonjour,

    Je vous écris au nom d’un groupe de personnes qui, à divers titres, se sont trouvées associées à la promotion du genre à Madagascar au cours des quinze dernières années, et tentent actuellement de structurer leur action autour de Focus Development Association, organisme qui a mené de nombreuses études et formations sur le genre.

    1. Opportunité de la recherche-action proposée
    A Madagascar, nous nous sommes heurtés, et nous nous heurtons encore, à des divergences concernant la compréhension du concept de genre. D’après de nombreux acteurs de développement, en effet, le genre servirait à distinguer les différentes catégories sociales (Ex. : riches/pauvres, jeunes/adultes, urbains/ruraux, et accessoirement hommes/femmes). Cette dilution de la notion de genre nous paraît d’autant plus préjudiciable à la cause du genre tel que nous l’entendons (objectif : égalité entre femmes et hommes) que les tenants de cette acception du genre sont souvent des responsables de programmes au sein d’organismes de coopération bi- ou multilatérale. Dans le même ordre d’idées, l’une d’entre nous, qui a participé à la réunion sur Beijing + 10 à New York dernièrement, nous rapporte qu’une partie des discussions a porté sur la différence d’approche entre pays africains francophones et anglophones : alors que les premiers se perdent en controverses sur le contenu à donner au concept de genre et les questions de leadership, les anglophones, qui n’ont plus de problème de terminologie, peuvent se concentrer sur la recherche de résultats. De ce fait, il a été recommandé d’adopter désormais le concept d’égalité femmes-hommes, plutôt que celui de genre. Cette transition ne se fera pas sans mal, c’est pourquoi le projet de recherche action dans le cadre de la mise en place de l’observatoire Genre et Développement nous paraît particulièrement opportun dans la conjoncture décrite plus haut. Nous pensons qu’il est de nature à stimuler le changement pour avancer vers plus d’égalité entre femmes et hommes.

    2. Identification du collège dont nous ferions partie
    Parce que nous sommes en majorité des consultants et des enseignants-chercheurs, il nous semble naturel de rejoindre la communauté des experts.

    3. Activités auxquelles nous voudrions nous inscrire
    1. Identification des contenus du secteur du développement à analyser :
    2. Etudes des résistances, des facteurs de blocages, des obstacles, structurels, idéologiques, financiers à Madagascar
    3. Définition conjointe et contextualisée de l’identité de genre
    4. Création d’un contre-argumentaire sur les clichés liés au genre
    5. Mise en place d’indicateurs de suivi des processus d’intégration du genre dans les politiques
    6. Organisation de formations de renforcement à la prise en compte du genre, à raison de deux par an

    4. Proposition de pays-pilotes
    Nous proposons évidemment que Madagascar soit retenu comme pays-pilote. La première raison est que, en tant que groupe ainsi qu’individuellement, nous avons acquis une expérience approfondie des questions de genre à Madagascar et des obstacles auxquels est confrontée leur promotion. A titre d’exemples, Focus Development Association a mené des formations d’OSCs sur le genre et les droits humains de la femme, a contribué à l’élaboration de l’IDISA (indice du développement et des inégalités entre les sexes en Afrique), et je suis la consultante nationale qui a rédigé la Politique nationale de promotion de la femme et le Plan d’action national genre et développement. Du fait de cette expérience, nous nous sentons bien placés pour dire avec vous que « force est de constater que bien peu d’avancées réelles se sont concrétisées sur le terrain et dans la vie quotidienne des femmes, comme dans les politiques nationales vers l’égalité hommes/femmes ». Ceci est particulièrement vrai à Madagascar, où le concept d’égalité hommes/femmes est non accepté/non approprié par les dirigeants politiques, qui nourrissent souvent une idée fausse selon laquelle l’inégalité entre les sexes serait un problème qui concerne les autres pays africains, mais pas Madagascar ! - alors que toutes les études que nous avons menées ces quinze dernières années tendent à prouver que si. Le fait de "réunir des informations sur les démarches, processus, engagements, rôles et responsabilités des acteurs sociaux et institutionnels, de les analyser avec un prisme genre, de les publier sur le site genreenaction.net tout en émettant des recommandations" dans le cadre de la recherche-action devrait aider à faire enfin avancer le genre à Madagascar.

    5. Pistes de ressources opérationnelles
    Parce que nous sommes en majorité des consultants et des chercheurs, nous estimons devoir rejoindre le collège des experts (le fait qu’il sera transnational et trans-activités nous le rend d’autant plus séduisant) ; mais ce groupe ne constituera que le noyau de base. Nous entendons étendre les capacités du groupe, en particulier en direction des bailleurs de fonds et des communicateurs avec lesquels nous avons eu l’occasion de travailler, et ce dans le cadre du ’carré genre’, structure actuellement en gestation et que nous voyons comme l’équivalent / le répondant / l’homologue au niveau national de l’observatoire genre et développement.

    Solidairement dans la promotion de l’égalité femmes/hommes

    Mireille Rabenoro - Focus Development Association - Madagascar

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 06/09/05 à 15:54 , par Françoise Vanni - Agir Ici - France

    Une démarche en manque de systématique

    Bonjour,

    Agir ici tente en effet de prendre en compte la dimension genre dans son activité (principalement, des campagnes de mobilisation et des actions de plaidoyer) mais si cette préoccupation est largement partagée tant dans notre CA que dans notre équipe permanente, concrètement, cela est loin d’être systématique.

    Je suis donc bien en peine de répondre précisément à vos questions sur notre stratégie globale car je ne peux pas prétendre que nous en ayons une. Disons que nous avons une forte sensibilité à cette question, des réflexes, et une forte volonté de nous améliorer nous-mêmes et de pousser le milieu OSI dans ce sens, mais rien de véritablement construit.

    Nous manquons d’outils méthodologiques et j’ai récemment recherché une formation de base en la matière pour l’équipe d’Agir ici sur le site genreenaction.net, où je n’ai pas trouvé de propositions adaptées... Il est vrai qu’Agir ici ne mène pas d’action de terrain, pas de projets de développement en tant que tels ce qui rend (?) l’exercice plus complexe. Si vous avez des pistes, je suis preneuse + + +.

    De manière plus générale, nous sommes intéressés par toute initiative permettant d’améliorer la prise en compte du genre par les OSI françaises, donc n’hésitez pas à m’adresser des infos + complètes sur le projet d’observatoire. Et je suis disponible pour discuter plus avant autour de cette question si vous le souhaitez.

    Amicalement,

    Françoise Vanni - Agir Ici - France

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 06/09/05 à 22:54 , par Khadija Abdellaoui - Maroc

    Opportunités, obstacles et résistances au gender mainstreaming

    Bonjour !

    Félicitation pour cette idée pertinente de créer un Observatoire "Genre et développement". Personnellement, je serais ravie d’être votre partenaire dans ce projet au Maroc. J’avais participé à l’atelier sur l’intégration de l’approche genre dans la planification et la budgétisation que vous avez animée au Mali avec Adama. J’ai aussi participé à une formation de formateurs en matière d’intégration de l’approche genre dans la planification et à une formation sur l’audit-analyse genre. Par ailleurs, j’étais membre du comité technique chargé de la préparation du projet d’élaboration du rapport "Genre et Objectifs du Millénaire" qui est en cours d’exécution au Maroc. J’étais aussi membre du comité technique chargé de la préparation de l’opération "Audit et analyse Genre au sein des départements ministériels" qui vient d’être lancée en juin 2005 dans trois départements pilotes au Maroc. Actuellement, après être partie en retraite anticipée, je fais de la recherche en matière de développement humain et genre et je travaille comme consultante dans le cadre d’un projet de "Renforcement des capacités d’intégration de l’approche genre au Pnud Maroc" jusqu’à fin décembre 2005.
    Je me propose donc comme partenaire de l’Observatoire "Genre et développement" au Maroc par la réalisation d’une étude sur les opportunités, les obstacles et les résistances au gender mainstreaming au niveau de la société civile, des institutions, des bailleurs, des chercheurs et communicateurs. Pour le financement du projet, nous pouvons, une fois le document de projet finalisé, solliciter le bureau de l’Unifem à Rabat.
    En attendant votre réponse, je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.

    K. Abdellaoui

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 13/09/05 à 11:42 , par Marie-Thérèse AVEMEKA

    Se concerter pour plus d’efficacité

    Bien chère Madame,

    Je vous remercie pour m’avoir contactée au sujet du projet Observatoire qui est un mécanisme souhaité et voulu par toues les femmes de tous les continents. Nombre de ce type de projet se font jour partout dans le monde et appelle par conséquent une coordination et une collaboration judicieuses. Il y aurait donc lieu de se concerter à tous les niveaux pour recueillir toutes les informations nécessaires. Pour faciliter cette concertation et la rendre efficace, les représentations devraient se faire par sous-région en ce qui concerne l’Afrique au lieu de choisir des pays pilotes.

    Je reste à votre entière disposition pour une discussion éventuelle si vous le jugez utile.

    Je soutiens fermement votre initiative et j’y apporterais ma modeste contribution.

    Dans cette attente, je vous adresse mes salutations très cordiales.

    Marie-Thérèse AVEMEKA

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 27/09/05 à 16:35 , par Noro Lalao RAVELOARISOA

    La Direction de la Promotion du Genre en charge de la promotion des
    femmes et de l’égalité entre les sexes à Madagascar est l’initiatrice du Plan d’Action National Genre et Développement. Elle soutient le choix de Madagascar en tant que pays pilote dans le cadre du projet d’observatoire « genre et développement » en France et Francophonie

    Contexte

    A Madagascar, les femmes représentent un peu plus de la moitié de la population. Sur le plan juridique et politique, elles bénéficient sans conteste du soutien de l’Etat qui a fait de la promotion de la femme une priorité.

    En adoptant la plate-forme d’action de Beijing lors de la 4e Conférence Mondiale sur les Femmes en 1995, les gouvernements signataires ont accepté l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes comme principes fondamentaux du développement humain et durable.

    Par conséquent, Madagascar s’est engagé à intégrer la dimension genre dans tous ses interventions de développement et à mettre en œuvre des politiques et programmes spécifiques pour la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes.

    En effet, les engagements sont concrétisés par l’élaboration en octobre 2000 de la Politique Nationale de Promotion de la Femme (PNPF) pour un développement équilibré homme-femme.

    L’application effective de cette politique est traduite en terme d’action par l’élaboration du Plan d’Action National Genre et Développement (PANAGED), lequel a pour but de fournir à l’Etat et à ses différents partenaires un instrument d’exécution, de coordination et de suivi de la PNPF.

    Le PANAGED a pour finalité d’accroître l’efficacité du développement en contribuant à la réduction de la pauvreté grâce à une meilleure prise en compte des disparités et des opportunités du genre.

    Le schéma institutionnel opérationnel pour conduire cette mise en oeuvre repose sur des acteurs, des parties prenantes, des organes institutionnels et des mécanismes opérationnels bien définis.

    Les Parties Prenantes

    Les groupe-cibles sont les acteurs bénéficiaires des interventions
    Les interfaces sont les défenseurs et catalyseurs au niveau national et provincial
    Les partenaires impliqués dans la conduite des interventions

    Les organes institutionnels

    Au niveau central
    - Un Conseil National d’Orientation et de Validation Genre et Développement (CNOV/GED) présidé par le Premier Ministre, Chef de Gouvernement, a pour mission de se prononcer sur toutes les questions relatives au genre et de valider toutes les orientations stratégiques et programmes d’action en genre et développement
    - Un organe de promotion, suivi et évaluation dénommé « Direction de la Promotion du Genre », structure technique, responsable de la mise en oeuvre de la Politique de la Promotion de la Femme, chargée de l’exécution du PANAGED au niveau national.
    - Stratégie de collaboration avec :
    -  l’Institut National des Statistiques pour la désagrégation des données par sexe et la définition d’indicateurs pertinents d’égalité entre les sexes,
    -  la Direction Générale des Provinces Autonomes
    -  les cellules genre et développement au sein de tous les ministères sectoriels
    -  les points focaux genre et développement des partenaires techniques et financiers, des ONGs et des Associations

    Au niveau provincial
    - Le Comité Provincial de la Concertation Genre et Développement (CPC/GED) est composé des parties prenantes de la province.
    - La Délégation spéciale au niveau de la province en charge des questions de population et de la promotion de la femme est le mécanisme chargé d’appuyer et de suivre l’exécution du PARGED au niveau de chaque province

    Au niveau régional
    - Le Comité Régional de la Concertation Genre et Développement (CRP/GED)
    - Le Comité Provincial de la Concertation Genre et Développement (CPC/GED) et le Comité Régional de la Concertation Genre et Développement (CRP/GED) ont pour mission de favoriser la concertation et la synergie des interventions dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan d’Action Régional Genre et Développement (PARGED)

    Le niveau central a un rôle d’appui technique matérialisé par l’exécution d’un programme transversal d’appui à la mise en oeuvre du PANAGED.
    Il est à souligner que l’exécution du PANAGED se fait essentiellement à travers les PARGED au niveau de chaque région.
    L’objectif final de la mise en oeuvre du PANAGED est d’assurer :
    - la pérennisation des changements acquis
    - l’implication et l’appropriation du processus par tous les acteurs

    Afin que le programme puisse contribuer au renforcement de l’égalité des sexes à Madagascar pour un développement durable.

    Le ministère souhaiterait participer à la rencontre du réseau à Paris le 09 Septembre 2005.

    Le ministre de la Population, de la Protection sociale et des Loisirs

    Noro Lalao RAVELOARISOA
    Ministère de la Population, de la Protection sociale et des Loisirs
    Secrétariat général, direction générale de la promotion du genre, de la famille, de l’enfance et des loisirs
    Direction de la promotion du genre

  • > Observatoire : quels motifs ? Le 30/09/05 à 17:30 , par dossa Victorien

    Fais de ta vie un rêve et du rêve ,une réalité" voilà ce qu’écriva en substance Antoine de st Exupéry pour montrer que les projets doivent naître dans l’esprit avant de prendre corps dans la concrétude.
    La création d’un pareil observatoire me semble opportune en raison de sa pertinence au regard de la lutte pour une meilleure prise en compte de l’approche genre dans les diverses activités. J’aimerais toutefois exprimer quelques appréhensions quant à la fonctionnalité d’un pareil instrument qui ne doit pas être un agrégat de structures mais un véritable outil de promotion du genre.
    Le genre masculin que je suis se sent souvent en marge des débats sur la thématique alors que le changement qualitatif pour une meilleure
    Les femmes représentent un peu plus de la moitié de la population béninoise et jouissent d’immenses conditions juridiques et politique indéniables. Un ministère a même été crée pour la promotion de la condition féminine pour leur promotion.
    La contribution des organisations béninoises peut-être attendue.

    • > Observatoire : quels motifs ? Le 03/10/05 à 09:40 , par ronelda

      Je trouve les appréhensions fondées et demande un réel engagement de tous ceux qui projettent s’impliquer dans le processus afin que cet Observatoire ne soit une caisse de résonnance ou un organe de plus. J’aimerais bien avoir votre adresse pour d’assez fructueux échanges sur le Bénin sur lequel portent mes travaux de recherche. Voici mon mailto: b_ronelda chez yahoo.fr

    • > Observatoire : quels motifs ? Le 06/10/05 à 12:02 , par Joelle Palmieri

      Bonjour,

      Nous sommes bien d’accord sur les objectifs de cet observatoire. Il ne s’agit vraiment pas d’un projet ou machine à couper le beurre de plus, mais bien d’une démarche politique visant à impliquer rigoureusement et systématiquement tous les acteurs du développement sur la question du genre. Une espèce de passage obligé...
      Merci pour votre proposition de contribution béninoise.

Communauté

  • Devenir membre
  • Se connecter
  • Nos membres
  • Le genre se bouge
  • Publier un article

infoGENRE

S'abonner à la newsletter