Photo de groupe au bord du fleuve d’Emmanuel Dongala

Cet ouvrage décrit l’héroïsme au quotidien de celles qui veulent voir leur travail payé à sa juste valeur : le prix du gravier a augmenté, tout comme les bénéfices des intermédiaires qui l’acheminent vers le nouvel aéroport en construction. Mais les femmes qui le concassent ne touchent pas un centime supplémentaire : elles s’organisent en résistance et refusent de vendre à bas prix. Emmanuel Dongala dénonce un pays où l’injustice est en résidence permanente : femmes opprimées, lésées, violentées, violées… chacune des
« casseuses de cailloux » a quelque chose à dire ou une cicatrice à montrer.

Cet ouvrage décrit l’héroïsme au quotidien de celles qui veulent voir leur travail payé à sa juste valeur : le prix du gravier a augmenté, tout comme les bénéfices des intermédiaires qui l’acheminent vers le nouvel aéroport en construction. Mais les femmes qui le concassent ne touchent pas un centime supplémentaire : elles s’organisent en résistance et refusent de vendre à bas prix. Emmanuel Dongala dénonce un pays où l’injustice est en résidence permanente : femmes opprimées, lésées, violentées, violées… chacune des
« casseuses de cailloux » a quelque chose à dire ou une cicatrice à montrer.

« Tu te réveilles le matin et tu sais d’avance que c’est un jour déjà levé qui se lève. Que cette journée qui commence sera la sœur jumelle de celle d’hier, d’avant-hier et d’avant-avant-hier. Tu veux traîner un peu plus au lit, voler quelques minutes supplémentaires à ce jour qui pointe afin de reposer un brin plus longtemps ton corps courbatu, particulièrement ce bras gauche encore endolori par les vibrations du lourd marteau avec lequel tu cognes quotidiennement la pierre dure. Mais il faut te lever, Dieu n’a pas fait cette nuit plus longue pour toi. »

Dans le groupe pris en photo au bord du fleuve ne se trouve que des femmes, femmes au travail. Bagnardes modernes, leur parcours les a amenées dans une carrière où pendant des heures elles réduisent les pierres en graviers et emplissent des sacs qu’elles revendent. Pour survivre.

***

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter et télécharger le texte de Ghislaine Sathoud qui nous offre une critique de l’ouvrage s’ouvrant sur de riches reflexions.

Extrait :

L’époque où le combat des femmes était discrédité serait-elle terminée ? Oserait-on affirmer que les hommes et les femmes sont égaux ? Et bien, par exemple, concernant les « libertés » âprement défendues par le mouvement mondial des femmes, il est primordial de noter un gain significatif : l’égalité des sexes est reconnue légalement. Toutefois, dans les faits, il y a encore
loin de la coupe aux lèvres…

Consultez également le site Cultures Sud

***

Source : pages à pages

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